mardi 7 septembre 2010

Pas facile de faire des sous-titres pour sourds et malentendants


Benjamins Gans, raconte comment il a découvert le sous-titrage de films X pour sours et malentendants. Ceci a été rendu obligatoire par le CSA le 12 février dernier.
En octobre 2009, Canal+, toujours en avance sur son temps, a proposé cette idée à Benjamin pour accomplir une mission hors du commun dans l'histoire du porno.

Comment va-t-il fait me direz-vous ?...

Son premier job a été de sous-titré le film "Les coquines de l'île de beauté". Benjamin, après avoir accepté cette offre, a déclaré : "Je ne fuis pas mes responsabilités, j'assume : je serai le Christophe Colomb des temps modernes, le Neil Amstrong de l'audiovisuel".

Au départ, le fait de sous-titrer des films porno est une idée des plus sérieuses car pour les sourds ou malentendants, les mouvements des lèvres ne suffisent malheureusement pas pour comprendre l'ensemble d'une conversation. Au delà des paroles, il faut retranscrire les bruits de l'environnement : arbres, vent, musique, le ton, etc. Mais pour un film X, c'est une autre histoire !
Parti sur un terrain inconnu, Benjamon Gans a du se démener tant bien que mal pour traduire le film en employant des expressions concises et compréhensibles : "râle de jouissance" ou alors "jouissance intense"... sans parler des plus hard...

Mais tout cela devient rapidement difficile après avoir passé quelques scènes. Benjamin est devenu à court par manque de vocabulaire. Une fois avoir utilisé sexe, fesses, pénétrations... les mots manquent cruellement.

Finalement, Benjamin acceptera de s'occuper des sous-titrages de 2 autres films porno pour Canal+.
Canal va devoir trouver un autre écrivain pour leurs prochains films !

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